31 octobre 2006

Wembley '53 : Le jour où l'Angleterre vacilla

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ANGLETERRE

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HONGRIE

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L'Angleterre, emmenée par son capitaine Cuthbert Ottaway, a disputé le premier match international officiel de l’histoire du football le 30 novembre 1872 contre l’Écosse au Stade Hamilton Crescent de Partick (Glasgow). Un match conclu sur le score de 0-0. Pendant près de 40 ans, les Anglais n’allaient alors rencontrer que l’Ecosse, le Pays de Galles et ce qui était alors l’Irlande (la partition de l’Irlande n’est intervenue que durant le XXème siècle). Cela était principalement dû à la domination des nations britanniques sur le football dans ses heures balbutiantes de son histoire et de la difficulté de faire de longs voyages à cette époque. L’Angleterre affronta pour la première fois des sélections continentales (en excluant volontairement les précédents voyages d’équipe d’Angleterre "amateurs" dont les matchs ne sont pas reconnus par la FA) lorsque les Three Lions effectuèrent un déplacement en Europe Centrale en 1908. Un voyage accompagné de quatre victoires en quatre face à l’Autriche par deux fois (6-1, 11-1 à Vienne), la Hongrie (7-0 à Budapest) et la Bohême (4-0 à Prague). Sûrs de leur supériorité, les Anglais alignèrent longtemps leurs meilleurs joueurs seulement pour les rencontres face aux autres sélections britanniques, envoyant sur le "continent" des formations amateurs ou de professionnels en vacances. Et ce qui devait arriver, arriva. Le 5 Mai 1921, au Stade Pershing de Paris, la France gagna 2 buts à 1 devant l’Angleterre "amateurs" grâce aux buts de Jules Dewaquez (Olympique de Paris) et Jean Boyer (VGA Médoc). Ce match fut considéré en France comme un authentique "évènement historique". Le quotidien sportif L’Auto écrivit ainsi: «À présent qu’il a vaincu son maître britannique, nul espoir n’est désormais interdit pour le football français». Après cette déconvenue, les Anglais ne prendront plus le risque d’envoyer des équipes "amateurs" défendre leurs couleurs. À noter que si cette rencontre est considérée comme un match officiel par la Fédération Française (47ème match officiel des Bleus), ce n’est pas le cas pour la FA.

La première défaite des Anglais sur le continent intervint quelques années seulement après à Madrid. Le 15 Mai 1929 à l’Estadio Metropolitano, l’Espagne s’imposa sur le score de 4-3. Quelques années plus tard, le 7 décembre 1932 pour être exact, les Anglais eurent toutes les peines du monde à s’imposer 4 buts à 3 à Stamford Bridge face à la "Wunderteam" autrichienne de Rudi Hiden et Matthias Sindelar, qui confirma lors de ce match pourquoi elle était alors considérée comme une des meilleures sélections européennes. Mais bon an, mal an, les Anglais conservaient tout de même leur invincibilité à domicile face à ces sélections continentales qu’ils prenaient de haut. Le 14 Novembre 1934, ils s’imposèrent même face au tout nouveau champion du monde italien (qui alignait des vedettes telles Luis Monti, Giuseppe Meazza ou Raimundo Orsi) dans un match resté célèbre sous le nom de "Bataille d’Highbury". Au bout d’à peine 10 minutes de jeu, les Anglais menaient déjà 3-0 grâce à un doublé du joueur de Manchester City Eric Brook et à un but de la vedette d’Arsenal, Ted Drake. Un doublé de Meazza permit à l’Italie de réduire le score en seconde période. Il est tout de même à noter que l’Italie joua tout le match à 10 contre 11 à cause de la blessure de Luis Monti (victime d’une fracture du pied) dès la deuxième minute de jeu. Il faut bien sûr que les remplacements n’étaient pas autorisés à cette époque. Le match fut d’ailleurs dans son ensemble d’un engagement à la limite de la violence. Cependant, cultivant son splendide isolement, l’Angleterre ne prit pas part aux trois premières éditions de la Coupe du monde. La fin de la Seconde Guerre Mondiale marqua le retour, ou plutôt l’entrée en scène, de la sélection anglaise sur la scène mondiale lors de la Coupe du Monde 1950 au Brésil. Et pour une entrée, elle fut plutôt remarquée et mémorable. Après une victoire lors de leur premier match face au Chili (2-0), les Anglais connurent l’affront d’une défaite face à leurs cousins américains. Ils burent ensuite le calice jusqu’à la lie avec une nouvelle défaite 1-0 face aux Espagnols et un retour très prématuré à la maison. Touché au cœur par ce premier rendez-vous officiel raté, l’Angleterre peine par la suite à signer des résultats probants. La France manque de mettre fin à la série d’invincibilité à domicile des Anglais lors d’un match amical le 3 octobre 1951 à Highbury. Hélas pour les Bleus, Jean Grumellon (Stade Rennais U.C.) manqua sa frappe à l’ultime seconde lors d’un face à face avec le portier anglais, Albert Williams (2-2).

C’est donc dans ce climat que se présente le 25 Novembre 1953 à Wembley la sélection hongroise. Une sélection championne olympique en titre depuis les Jeux Olympiques d’Helsinki en 1952 et invaincu depuis 1950 ! Pourtant, les Anglais, comme à leur habitude, ne semblent pas prendre aux sérieux ces Hongrois qui viennent d’ailleurs de concéder le match nul le 15 Novembre face à la Suède de George Raynor 2-2. Jenõ Buzánszky, l’arrière droit à vocation offensive de la Hongrie, déclara d’ailleurs récemment à propos de ce nul face aux Scandinaves. "Avant cette rencontre, nous avions fait match nul 2-2 contre la Suède à Budapest. C’était très mauvais signe parce que nous pensions que les Scandinaves jouaient dans un style semblable à celui des Anglais. Il y avait énormément de tension dans l’équipe car nous pensions que l’équipe anglaise s’imposerait facilement à domicile". Et pourtant, les Hongrois auraient eu toutes les raisons de croire en leurs chances. Cette Aranycsapat (littéralement l’équipe en or en hongrois) est invaincue depuis le 14 mai 1950 et une défaite face à l’Autriche 5 buts à 3, soit une série de 24 matches sans défaites (20 victoires pour seulement 4 nuls!). Cela permit donc aux Magyars de remporter le titre olympique en 1952 en Finlande grâce à des victoires successivement la Roumanie (2-1), l’Italie (3-0), la Turquie (7-1), la Suède (6-0) et en finale les Yougoslaves 2 buts à rien grâce à des réalisations de Ferenc Puskás et Zoltán Czibor. Les Hongrois remportèrent également en 1953 la Coupe Dr. Gerõ (tournoi regroupant plusieurs nations telles l’Autriche, l’Italie, la Tchécoslovaquie, la Suisse...) après notamment un succès à Rome face à l’Italie (17 Mai 1953) 3 à 0. C’est donc une sélection invaincue depuis plusieurs années et pourtant très mésestimée par ses adversaires qui entre sur la pelouse de l’Empire Stadium en ce Mercredi 25 Novembre 1953 par un temps froid et brumeux. À la veille du match, les Anglais, convaincus de leur supériorité sportive, n’imaginaient pas voir leur équipe perdre. Pourtant, de nombreux signes avant-coureurs semblaient annoncer la fin de la suprématie de l’équipe anglaise.

Feuille du match : Angleterre - Hongrie 3-6

Buts :
Angleterre : Jackie Sewell (13ème), Stanley Mortensen (38ème), Alf Ramsey (57ème s.p.)
Hongrie : Nándor Hidegkuti (1ère, 20ème, 53ème), Ferenc Puskás (24ème, 27ème), József Boszik (50ème)

Lieu : Londres, Wembley (Empire Stadium)

Date : 25 Novembre 1953

Arbitre : M. Leo Horn (Pays-Bas)

Affluence : 100 000 spectateurs

Composition des équipes :

Angleterre : Gil Merrick (Birmingham City) - Alf Ramsey (Tottenham Hotspur), Bill Eckersley (Blackburn Rovers) - Billy Wright (Wolverhampton Wanderers), Harry Johnston (Blackpool), Jimmy Dickinson (Portsmouth) - Stanley Matthews (Blackpool), Eddie Taylor (Blackpool), Stan Mortensen (Blackpool), Jackie Sewell (Sheffield Wednesday), George Robb (Tottenham Hotspur). Sélec. : Walter Winterbottom.

Hongrie : Gyula Grosics (Honvéd) (remplacé par Sándor Gellér (MTK Hungária) à la 76ème), Jenõ Buzánszky (Dorogi Bányász), Mihály Lantos (MTK Hungária), József Bozsik (Honvéd), Gyula Lóránt (Honvéd), József Zakariás (MTK Hungária), László II Budai (Honvéd), Sándor Kocsis (Honvéd), Nándor Hidegkuti (MTK Hungária), Ferenc Puskás (Honvéd), Zoltán Czibor (Honvéd). Sélec. : Gusztáv Sebes.

Le Match :

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Ce match a souvent reçu l'étiquette "Match du Siècle". Pour une fois, cette appellation ne semble pas galvaudée. D'aucuns voient même dans cette défaite de l’Angleterre la naissance du football moderne. La rencontre entre la Hongrie, championne olympique, et l'Angleterre, berceau du football, paraissait assez équilibrée : un tête à tête entre deux équipes qui se considèrent comme les meilleures du monde. Cela s'est finalement terminé par une démonstration : la Hongrie réduisant l'Angleterre en lambeaux. La très (trop ?) grande confiance en leur suprématie des Anglais allait causer leur perte. Avec le recul, le capitaine anglais Billy Wright aurait déclaré "nous avons complètement sous-estimé nos adversaires, l'avance qu'ils ont pris et pas seulement tactiquement." Ce même Wright qui avant la rencontre se moquer de l'équipement des Magyars. "Lorsque nous avons pénétré sur la pelouse de Wembley cette après-midi-là, aux côtés de nos adversaires, j'ai regardé le sol et j'ai remarqué que les Hongrois avaient des crampons étranges et légers, découpés comme des chaussons au niveau de la cheville. Je me suis retourné vers le grand Stan Mortensen et je lui ai dit : 'Ça devrait aller, Stan, ils n'ont même pas l'équipement adéquat.'" Un autre joueur anglais indéterminé déclara au sujet de Ferenc Puskás, avant le coup d'envoi "Regardez le petit gros là-bas. On va les massacrer". Et pourtant... Dès la première minute de jeu, Nándor Hidegkuti trouvait le chemin des filets adverses. L'attaquant du MTK Hungária récupérait un ballon de József Bozsik et s'en allait tromper le gardien anglais Gil Merrick de l'entrée de la surface de réparation.

Malgré cette entame plutôt manquée, les Anglais réagirent dès la 13ème minute de jeu par l'intermédiaire de Jackie Sewell. Bien lancé par Stan Mortensen, le joueur de Sheffield Wednesday ajustait Grosics d'une frappe croisée. Un répit de courte durée pour les hôtes qui allaient bien vite sombrer. A la 20ème, Hidegkúti réalisait un doublé puis Puskás alourdissait la marque d'un superbe but. Czibor centrait côté droit et trouvait Puskás au second poteau. D'un superbe geste technique, ce dernier se débarrassa de Wright pour ensuite tranquillement battre le gardien anglais. "Il pensait que j'allais prendre l'intérieur", déclara par la suite Puskás. "Si je l'avais fait, il m'aurait expédié, le ballon et moi, hors du terrain et dans les tribunes. J'ai donc ramené le ballon de mon crampon gauche et je l'ai envoyé au fond des filets". Ce but permit à Puskás d'acquérir une notoriété internationale. Le commentateur radio hongrois ce jour-là, György Szepesi, suggéra même que l'on installe une plaque à Wembley afin de commémorer ce râteau. De son côté, Geoffrey Green du Times, écrivit dans son compte-rendu du match au sujet de cette action que Wright était comme pompe à incendie allant au mauvais feu. Crucial, ce but était le troisième de l'après-midi pour la Hongrie et il la mettait à l'abri d'un retour anglais. Les Anglais chancelaient et les choses empiraient encore lorsqu'un coup franc de József Bozsik trouvait Puskas qui trompait à nouveau l'infortuné Merrick. Stan Mortensen réduisait le score avant la pause (pour un score de 4-2 à la mi-temps) mais l'Angleterre semblait s'acheminer vers sa première défaite à domicile face à une nation du continent européen.

Et si l'Angleterre se faisait encore quelques illusions sur un éventuel retour, elles s'envolèrent rapidement. József Bozsik trouvait la lucarne anglaise d'une frappe à l'entrée de la surface de réparation avant que ce diable d'Hidegkúti ne réalise le triplé en reprenant de volée un centre enveloppé de Puskás. 6 à 2 ! Les Anglais réussirent à sauver ce qui pouvait encore l'être en inscrivant un dernier but par Alf Ramsey sur un penalty consécutif à une faute du portier magyar Gyula Grosics. 6-3 peu avant l'heure de jeu. Plus rien n'allait être marqué d'ici la fin de la rencontre mais l'essentiel était là : la Hongrie venait de réaliser l'exploit de battre l'Angleterre à domicile, à Wembley. Et encore battre est un mot généreux pour la sélection anglaise. Oubliez le score. Il est flatteur pour les Anglais. La Hongrie à tiré 35 fois au but contre 5 pour les Anglais. C'était de la démolition pure et simple, un match qui a dessiné un nouvel ordre mondial. Comme l'a écrit Geoffrey Green dans le Times, les Anglais “sont devenus des étrangers dans un monde étrange, un monde où s’agitent des fantômes rouges. Car c’est bien à cela que ressemblaient, dans leurs maillots rouges vifs, les Hongrois avec leur vitesse effrayante, leur technique surnaturelle et leur efficacité venue d’ailleurs”. La différence entre les deux équipes sur le terrain était flagrante. Comme l'a déclaré Sir Tom Finney, légendaire ailier anglais qui avait suivi la rencontre depuis les tribunes de Wembley, "C'était comme un cheval de course contre un cheval de trait. C'est la meilleure sélection contre laquelle j'aie joué, une équipe merveilleuse à regarder avec des schémas tactiques que je n'avais jamais vus auparavant. [...] Je suis reparti en me demandant ce que nous avions pu faire au cours de toutes ces années". Le football ne sera plus jamais le même après ce match.

"Prolongations" :

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Titre : "Après la chasse au lion" - Légende : "Chouette, les enfants auront de quoi jouer à la maison !"

Ce match a marqué la fin de l'ère du règne absolu du WM (3-2-5). Le WM, ce sont les lettres que l'on peut lire en traçant une première ligne entre les défenseurs (W), et une seconde traversant l'attaque (M). L'équipe se compose de deux arrières latéraux, d'un défenseur central («the policeman»), de deux demis, deux inters, deux ailiers et un avant-centre. On doit cette méthode à un Ecossais nommé Johnny Hunter, mais c'est le célèbre manager d'Arsenal dans les années 1920, Herbert Chapman, qui la mettra en pratique. Or lors de ce match le WM Anglais vola en éclat face au 4-2-4 Hongrois. Les Three Lions n'étaient pas préparés à jouer une équipe organisée de la sorte. Cette révolution tactique était dûe au sélectionneur hongrois Gusztáv Sebes qui s'était inspiré des idées de deux entraîneurs ... anglais Jimmy Hogan et Arthur Rowe. Pour Jenõ Buzánszky, c'est bien Sebes et son dispositif tactique en 4-2-4 qui ont été la clef de la victoire. "Il a joué un rôle décisif dans la mise en place de l'équipe", explique le défenseur hongrois. "C'était comme arranger tous les rouages d'une machine : il fallait que tout se combine à merveille. L'équipe était extrêmement offensive, avec cinq attaquants. Si vous jouez avec ce genre de formation, il faut absolument avoir une défense de grande qualité également". Ce 4-2-4, ou plus exactement un "WW" exécuté avec rigueur et brio par les Magyars sur le terrain mis au supplice l'Angleterre. En jouant sur les points forts de ses meilleurs techniciens, Sebes a mis sur pied un système qui tire le meilleur parti possible du formidable potentiel offensif à sa disposition : Ferenc Puskás, Sándor Kocsis, Nándor Hidegkuti, ... Sir Bobby Robson, ancien sélectionneur de l'Angleterre de 1982 à 1990, a déclaré au sujet de cette rencontre "Pendant trop longtemps, le football anglais s'était laissé aller à un complexe de supériorité paralysant. Cette défaite a révolutionné le football anglais. Les Hongrois ont joué dans un dispositif tactique jusque-là inconnu : le 4-2-4. Leur avant-centre évoluait en profondeur à près de 30 mètres du demi-centre anglais. Mais c'est avant tout leur travail collectif qui a été impressionnant, et les voir déstabiliser complètement l'équipe d'Angleterre m'a profondément marqué. Cela a accru mon intérêt pour le travail d'entraîneur". En 90 minutes, le WM venait de prendre 20 ans...

Après ce formidable succès, l'Aranycsapat continua sur sa lancée. 6 mois plus tard, le 23 Mai 1954, la Hongrie accueillit l'Angleterre au Népstadion de Budapest pour une revanche de l'affront de Wembley. Cette rencontre tourna à la déroute pour les Anglais. Comme s’ils ne voulaient laisser aucune place au doute, les Hongrois leurs infligèrent une nouvelle punition (7-1 avec des doublés de Ferenc Puskás, Sándor Kocsis et des buts de Mihály Lantos, József Tóth II et Nándor Hidegkuti), un score qui reste encore à l'heure actuelle comme la pire défaite de l'histoire de la sélection anglaise. Avec ce nouveau succès, les Hongrois étaient logiquement présentés comme et les grands favoris de la Coupe du Monde 1954 en Suisse. Un statut confirmé par un début de compétition en grande trombe : victoires 9-0 contre la Corée du Sud et 8-3 contre la RFA au premier tour avant d’atteindre la finale grâce à deux victoires 4-2 sur le Brésil et l’Uruguay en quart et en demi. Une finale qui allait se révéler tragique pour cette grande équipe... Ce triomphe déjà annoncé, qui semblait évident à nombre d'observateurs, n'arriva pas. Les meilleures choses ont toujours une fin et, parfois, les plus grandes équipes connaissent un destin tragique. Confronté à une équipe de RFA surmotivée, les Magyars durent s'incliner 3 buts à 2 au Stade Wankdorf de Berne. Une défaite qui marque le début de la fin pour l'Aranycsapat. Même si l’équipe de Sebes connaît encore une belle série de 18 matches sans défaite jusqu’au début de l’année 1956 et un faux-pas devant la Turquie. Elle enchaîne sur un match nul puis deux défaites. Il n’en fallait pas davantage pour sceller le destin de Sebes qui disputa son dernier match à la tête de la sélection hongroise le 9 Juin 1956 face au Portugal à Lisbonne (2-2). Quelques mois plus tard, les tanks de l’armée rouge pénétrèrent dans la capitale hongroise, Puskas et quelques autres passèrent à l’ouest, et la Guerre Froide finit de brouiller le sort de la majorité des membres de cette grande équipe de Hongrie. Une équipe qui aligna une série de 31 matches sans défaite (dont 27 victoires) entre 1950 et 1954, une équipe qui réussit un des plus grands exploits du football, une équipe qui aurait sans doute mérité de figurer au palmarès de la Coupe du Monde et qui ad vitam æternam n'y figurera jamais...

Posté par xav73 à 21:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Wembley '53 : Le jour où l'Angleterre vacilla

    En un mot comme en 100

    Clair, concis, précis, du beau boulot!
    Bravo et bonne continuation

    Did'

    Posté par Didier QUERLIN, 18 août 2009 à 21:03 | | Répondre
  • Merci bien pour ce tout premier commentaire, ca fait toujours plaisir. Je rappatrie pour le moment mes différents articles déjà écrit à droite et à gauche, avant d'en écrire des nouveaux.

    Merci bien en tout cas et à bientôt j'espère,

    Xavier

    Posté par Xav73, 19 août 2009 à 15:02 | | Répondre
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