25 avril 2007

Johan Cruyff, la soixantaine rayonnante (1)

johancruijff


Une légende n’a pas d’âge. Et pourtant, l’une d’entre elle, la plus grande star du ballon rond que les Pays-Bas aient connue, fête aujourd’hui ses soixante ans. Né donc le 25 Avril 1947 à Amsterdam, Johan Cruyff, ou Cruijff si l'on veut respecter l'orthographe batave, a marqué toute une génération en étant l'incarnation du football total de l'Ajax Amsterdam, le symbole des malheureux Oranges Mécaniques ou bien encore le principal artisan du retour au premier plan du Barça totalement adopté par les Catalans. Un joueur pouvant être comparé d'égal à égal avec un Pelé, un Maradona ou un Platini. Mais comme toute histoire commence somme toute par un début, revenons donc aux jeunes années de ce futur génie du ballon rond. Un début pour le moins tragique puisque le petit Johan n'a encore que 12 ans lorsque son père disparaît, foudroyé par une crise cardiaque. Des ses plus tendres années, repéré par l'entraîneur Jany van der Veen, il rejoint la section football du grand club amstellodamois : l'Ajax. Il fit ses débuts avec l'équipe première le 15 novembre 1964 contre le GVAV lors d'une défaite 3-1, marquant au passage le seul but ajacide. Cette saison fut d'ailleurs noire pour l'Ajax qui ne termina que 13ème, bien loin du Feyenoord sacré champion. La saison suivante, 1965/66, vit le jeune Cruyff s'installait durablement dans l'équipe après avoir notamment inscrit un doublé lors du derby remporté 2-0 face au DWS le 24 Octobre 1965. Ses performances furent remarquables tout au long de la saison. En Mars, il inscrivit les 3 premiers buts de son équipe face à Telstar (pour une victoire finale 6-2) avant de signer un quadruplé en Coupe face au BV Veendam (pour un nouveau large succès ... 7-0) quelques jours plus tard. En tout, sur les 23 matches qu'il disputa il trouva les chemins de filets à 22 reprises, montrant déjà une grande habilité devant le but. Pour couronner cette première véritable saison parmi l'équipe première, l'Ajax remporta le titre de champion, une joie que le club n'avait plus connue depuis 1960. Un premier titre pour Cruyff, un succès qui allait en appelait de nombreux autres... En 1966/67, l'Ajax parvint à conserver son titre avec à la baquette un Cruyff désormais indispensable avec 33 buts en 30 matchs de championnat (bien entendu, il fut sacré meilleur buteur). Un titre qui se transforma même en doublé après la victoire face au NAC Breda (2-1, après prolongations) en finale de la Coupe. Et qui signa l'ouverture du score face au NAC ? Cruyff, bien sûr ! Cette saison fut également celle des débuts sur la scène européenne avec comme entrée en matière trois tours de Coupe d'Europe des Clubs Champions face aux Turcs de Besiktas (2-0, 2-1), aux Anglais de Liverpool (5-1, 2-2) et pour finir une élimination devant les Tchécoslovaques du Dukla Prague (1-1, 1-2). Pour compléter le tableau, cette saison vit les premiers pas de Cruyff sous le maillot des Pays-Bas avant même son vingtième anniversaire lors d'un match comptant pour les qualifications de l'EURO 1968 face à la Hongrie. Et le sélectionneur néerlandais de l'époque, Georg Kessler, avait été bien inspiré d'appeler le jeune joueur puisqu'il ne mit pas longtemps à se mettre en valeur en signant le deuxième but néerlandais lors d'un match finalement conclu par un nul 2-2. Sa deuxième sélection marqua également l'histoire mais de manière bien plus anecdotique puisqu'il devint lors de cet amical face à la Tchécoslovaquie le premier joueur hollandais à recevoir un carton rouge...


Pour ne pas changer les bonnes habitudes, la saison suivante vit l'Ajax remporter le championnat pour la troisième fois d'affilée, terminant 3 longueurs devant le Feyenoord. Toutefois, les Ajacides durent céder en finale de la Coupe des Pays-Bas face au ADO La Haye d'Ernst Happel sur le score de 2-1. En C1, leur parcours fut écourté dès le premier tour par le Real Madrid qui fit match nul à Amsterdam (malgré l’ouverture du score de Cruyff) et s’imposa au retour à Santiago Bernabéu. En 1968/69, le titre national échappa lui aussi aux Amstellodamois pour trois petits points en faveur du Feyenoord, son dauphin malheureux lors des trois saisons précédentes. La Coupe des Pays-Bas revint aussi cette saison-là aux Rotterdamois, si bien que l'Ajax se retrouva privé de titre sur le plan national. Mais comme nul n'est prophète en son pays, les coéquipiers de Cruyff purent se consoler au vu de leur exceptionnel parcours en Coupe d'Europe. Après la simple formalité du premier tour face au FC Nuremberg (1-1, 4-0), l'Ajax sortit au second tour les Turcs de Fenerbahçe (2-0, 2-0). Se présenta alors en quarts de finale un choc face au Benfica du grand Eusebio, une rencontre appelée à rester dans l'histoire de la compétition. A l'aller, sur un terrain enneigé, l'expérience du Benfica sembla faire la différence avec une large victoire 3-1 qui semblait placer les Lisboètes dans une position très confortable avant le retour à domicile. C'était sans compter avec Johan Cruyff qui en à peine une demi-heure permit à l'Ajax de mener 3-0 à Lisbonne grâce à deux buts et une passe décisive pour le Suédois Inge Danielsson. Le Benfica arracha un match d'appui grâce à un but de Torres en seconde période mais la performance des Néerlandais avait marqué les esprits. Les deux équipes se présentèrent donc quelques jours plus tard sur la pelouse de Colombes. Les 90 premières minutes ne furent guère passionnantes avec pour seul fait notable une tête d'Eusebio sur le poteau. Et pourtant dès le début des prolongations, l'Ajax trouva l'ouverture grâce à Cruyff qui trompa Henrique d'une belle frappe. Deux autres buts de Danielsson alourdirent la marque et envoyèrent définitivement les Hollandais dans le dernier carré de la C1. A côte de cette épique confrontation, la demi-finale face aux Tchécoslovaques du Spartak Trnava passa pour une aimable partie de plaisir. L'Ajax s'imposa en effet largement à l'aller à Amsterdam 3-0 grâce à des réalisations de Johan Cruyff (inévitablement), Sjaak Swart et Piet Keizer. Cependant le retour fut plus difficile que prévu et Gert Bals dut sortir un grand match dans la cage ajacide pour conserver un score de 2-0 qui malgré la défaite qualifiait le club néerlandais pour la finale. Le 28 Mai 1969, à Madrid, l'Ajax se présenta donc sur la pelouse de Bernabéu face au favori, le Milan AC de Trappattoni, Rivera ou bien encore Hamrin. Et le manque d'expérience des coéquipiers de Cruyff leur fut fatal face à la défense de fer des Lombards. Le ton de la rencontre fut donné dès le coup d'envoi lorsque Pierino Prati frappa le poteau. Seulement cinq minutes plus tard, ce même Prati catapulta de la tête hors de portée de Gert Bals. Le Milanais signa un doublé peu avant la mi-temps d'une belle frappe à l'entrée de la surface. Si l'Ajax réduisit un temps la marque par l'intermédiaire du Serbe Velibor Vasović sur penalty à l'heure de jeu, les Italiens enfoncèrent le clou par Angelo Sormani et à nouveau ce diable de Prati. Peu de regrets à l'issue de la rencontre pour les Bataves logiquement dominés par des joueurs plus expérimentés. L'occasion de remporter un titre européen n'allait pas tarder à se représenter... En 1969/70, l'Ajax renoua avec le doublé et devint certainement une des seules équipes à remporter une compétition après en avoir été éliminé ! En effet, les Ajacides furent battus en 16èmes de la Coupe des Pays-Bas par l'AZ Alkmaar 2 buts à 1. Mais comme ces seizièmes se déroulaient en réalité avec seulement 14 équipes, il fallut repêcher un des sept perdants. Le sort désigna l'Ajax qui remporta quelques semaines plus tard le trophée aux dépens du PSV Eindhoven (2-0). Inutile de préciser que cette règle, utilisée durant quelques années à cause de la politique de la KNVB de n'accepter que des clubs professionnels fut aussitôt abolie. Privé de C1 faut d'un titre de champion la saison précédente, l'Ajax disputa cette saison là alors la C3 et atteint tout de même les Demi-Finales après avoir notamment sorti le SSC Napoli ou Carl Zeiss Jena avant de chuter face au futur vainqueur, Arsenal (0-3, 1-0).


Mais recentrons nous sur Johan Cruyff. Ne vous inquiétez pas pour lui, le jeune homme va très bien en ce début des Seventies. Pour preuve, la naissance de sa fille Chantal le 16 Novembre 1970 et un magnifique sextuplé réalisé 13 jours plus tard lors de l'écrasante victoire de l'Ajax face à AZ (8-1). Malgré cette performance, l'Ajax ne put empêcher son rival du Feyenoord de s'adjuger le championnat mais conserva la Coupe en disposant du Sparta 2-1 en match d'appui après un nul 2-2. Mais cette saison 1970/71 vit la bande en Cruyff régner enfin en maître sur l'Europe toute entière. Après avoir sorti le Nëntori Tirana (2-2, 2-0), le FC Bâle (3-0, 2-1), le Celtic Glasgow (3-0, 0-1) et l'Atlético Madrid (0-1, 3-0), les Ajacides défièrent les surprenants Grecs du Panathinaïkos à Wembley. Après seulement 5 minutes de jeu, Dick van Dijk trompa le portier athénien Takis Ikonomopoulos. En fin de rencontre, l'Ajax s'assura définitivement la victoire lorsque Johan Cruyff déstabilisa à lui tout seul la défense grecque avant de délivrer une subtile passe à Arie Haan qui vit sa frappe détournée dans les filets par Anthimos Kapsis. Après la finale perdue de 1969, les Amstellodamois ne laissèrent donc pas passer cette seconde chance de remporter la Coupe d'Europe des Clubs Champions. Et la moisson ne faisait que commencer ! Courtisé par d'autres clubs (notamment Feyenoord et Barcelone), Johan Cruyff resigna durant l'été 1971 un contrat de sept ans avec son club formateur. En fin d'année, il porta pour la première fois le brassard de capitaine des Pays-Bas lors d'une victoire 2 à 1 face à l'Ecosse (au cours de laquelle il inscrit un but) pour ce qui n'était que sa 15ème sélection. Il allait conserver ce brassard de capitaine sans exception jusqu'à sa retraite internationale ! Cette année 1971 exceptionnelle fut presque naturellement couronnée par un premier Ballon d'Or qu'il remporta avec une avance si confortable (deux fois plus de points que son suivant immédiat au classement) que son sacre s'apparentait à un triomphe. Installé dix-neuf fois à la première place par les jurés, il ne laissa que des miettes à ses concurrents, notamment Sandro Mazzola, qui avait pourtant réalisé une belle saison avec l'Inter Milan. Le journaliste Jean-Philippe Réthacker écrivait à son sujet dans le France Football annonçant le vainqueur de ce Ballon d'Or 1971 : "Deux images symboliques nous restent du Cruyff que nous avons vu deux fois à l'ouvre cette année : l'une se situe à Marseille, l'autre à Amsterdam. La première nous montre un Cruyff s'enfuyant à toute allure, depuis le rond central, à une vitesse éclair, pour s'approcher de Carnus, le dribbler sans rémission et marquer au Stade-Vélodrome le but qui terrassa l'Olympique de Marseille. La seconde a pour cadre le stade Olympique d'Amsterdam, pendant la rencontre retour, et alors que les champions de France viennent de prendre l'avantage. On voit alors Cruyff décrocher, venir s'installer au milieu de terrain, comme un maréchal d'Empire au milieu de ses troupes, reprendre la situation en main, commander la manouvre et relancer l'équipe hollandaise, un moment ébranlée, vers la victoire finale. La première image, celle du buteur, dribbleur ailé, nous était familière : elle correspondait depuis des années au footballeur exceptionnel dont la vitesse d'exécution, de démarrage et de frappe de balle n'avait guère d'égal en Europe et dans le monde. [...] Mais la seconde image, celle du Cruyff équipier et « cadre supérieur » du jeu, est beaucoup plus neuve et inattendue. Sans doute est-ce celle-là qui lui a valu de succéder aux plus grands dans notre palmarès. La référence de Di Stefano est évidemment facile. Je lui préférerai celle du Pelé 1970, pour le génie créateur que le « Hollandais volant » est capable, lui aussi, d'apporter à son jeu." Un bel hommage pour un jeune homme âgé de seulement 24 ans qui avait, c'est l'évidence même, éclaboussé de sa classe la rencontre entre l'Olympique de Marseille et l'Ajax Amsterdam (2-1, 4-1) au second tour de la C1 1971.


Un récital de plus dans une saison exceptionnelle où le club hollandais ne laissa que des miettes à ses adversaires. Le bilan fut époustouflant : plus de 40 victoires pour 5 nuls et une seule défaite, sur le terrain de Go Ahead Eagles (2-3) lors de la 27ème journée de championnat. De plus, Cruyff et les siens y mirent la manière, enchantant les témoins de leurs exploits sur tous les terrains des Pays-Bas et d'Europe. L'Ajax s'adjugea ainsi son 5ème championnat en 7 ans en ayant marqué la bagatelle de 104 buts (dont 25 pour le seul Cruyff sacré pour la deuxième fois de sa carrière meilleur buteur) pour seulement 20 encaissés, infligeant au passage un sévère 12-1 au Vitesse Arnhem. Le doublé ne fut qu'une simple formalité et La Haye ne pesa pas bien lourd face à l'armada amstellodamoise (3-2). Même implacable réussite sur la scène européenne où après avoir sorti les Est-Allemands du Dynamo Dresde (2-0, 0-0), n'avoir donc fait qu'une bouchée de l'Olympique de Marseille grâce à un grand Cruyff et éliminé les Londoniens d'Arsenal (2-1, 1-0), les tenants du titre retrouvèrent le Benfica où sévissait encore Eusebio. Des retrouvailles peu riches en buts (1-0, 0-0) mais l'essentiel était bien la qualification. En finale, au De Kuip de Rotterdam, l'homme du match fut bien évidemment Johan Cruyff. Ce match, véritable opposition de style entre le football total prôné par l'Ajax de Stefan Kovacs (qui avait pris en début de saison la succession de Rinus Michels) et le catenaccio des Intéristes tourna à l'avantage des Néerlandais. Le marquage strict de Gabriele Oriali sur Cruyff permit pourtant aux Transalpins de rentrer aux vestiaires avec un score nul et vierge. Mais le N°14 de l'Ajax prouva en seconde mi-temps qu'il était bien un joueur d'exception en signant un doublé : Cruyff planta tout d'abord une première banderille du pied droit sur un centre venu de la droite de Wim Suurbier puis une deuxième, une demi-heure plus tard, de la tête sur un corner magnifiquement tiré par l'autre héros d'Amsterdam Piet Keizer. Le triomphe ajacide était complet, les Lombards pouvant s'estimer heureux de n'avoir encaissé que deux buts : durant toute la rencontre "sa majesté Johan" avait en effet mis aux abois la défense milanaise par ses dribbles et ses feintes. Ce succès en C1 fut suivi d'un autre en Coupe Intercontinentale (compétition à laquelle avait refusé de participer l'Ajax en 1971) face à l'Independiente. A l'aller, les Hollandais obtinrent le nul à Buenos Aires 1 à 1 grâce à un but de Cruyff avant de s'imposer largement lors du match retour 3-0 à domicile grâce à un but de Johan Neeskens et à un doublé de Johnny Rep. Seule "déception" dans cette année 1972 fabuleuse (qui vit également la naissance de sa deuxième fille Susila le 27 Janvier), Johan Cruyff ne termina que 4ème de l'élection du Ballon d'Or derrière les Allemands Franz Beckenbauer, Gerd Müller et Günter Netzer. En janvier 1973, l'Ajax participa à la première Supercoupe d'Europe initié en grande partie par le journaliste néerlandais Anton Witkamp. Cette double rencontre face aux Glasgow Rangers, vainqueur de la Coupe des Coupes 1972, était surtout dans l'esprit de ce journaliste une magnifique "occasion de fêter l'Ajax et Cruyff". Un "match de gala" certes mais tout de même remporté sans coup férir par les Néerlandais : 3-1 à l'aller à Ibrox Stadium et 3-2 au retour au De Meer avec un but de Cruyff dans chacun des deux matches.


Cette saison 1972/73 se conclut sur un nouveau titre pour les Ajacides qui devancèrent à nouveau Feyenoord au classement. Sur la scène européenne, le club batave fit vibrer à nouveau les foules en ne faisant qu'une bouchée du CSKA Sofia (3-1, 3-0) et du Bayern Munich (4-0, 1-2). Une anecdote savoureuse concerne ce quart de finale retour en Bavière. Après la large victoire de l'aller, Cruyff refusa de faire le déplacement à Munich pour le match retour à cause de soucis à un genou, un spécialiste lui avait d'ailleurs conseillé de se reposer. Mais le médecin du club le déclara apte à jouer et l'Ajax ordonna à son emblématique capitaine d'aller en Allemagne. Une option gagnante puisque dès les premières minutes, Cruyff marqua un but qui mettait un terme définitif aux espoirs des Bavarois même si le joueur dût effectivement prendre un repos d'une quinzaine de jours à l'issue de ce match et boiter durant quelques semaines... La demi-finale face aux Merengues fut plus âpre mais l'Ajax remporta les deux matches : 2-1 à domicile et 1-0 en Castille. La finale de la C1 se déroulait cette année-là au Marakana de Belgrade. Direction donc la Yougoslavie pour Cruyff et ses coéquipiers pour affronter la Juventus de Turin, néophyte à ce niveau de la compétition. Un Cruyff qui frappa le poteau piémontais dès la 3ème minute de jeu avant que deux minutes plus tard une tête de Johnny Rep ne trompe Dino Zoff. En cinq minutes, les tenants du titre venaient d'assommer la Juventus. L'Ajax, avec Cruyff à la baguette, contrôla d'ailleurs le jeu du début à la fin de la rencontre, ne laissant que peu d'occasions aux Italiens. Et ce fut donc Johan Cruyff avec le maillot ... de la Juventus sur les épaules qui eut l'honneur de soulever cette C1, la troisième consécutif pour l'équipe néerlandaise. Une équipe qui allait bientôt perdre son maître à jouer et son grand buteur... Le 19 Août 1973, Johan Cruyff joua son dernier match sous le maillot de l'Ajax face au FC Amsterdam. Un 6-1 agrémenté d'un but de Cruyff lui-même qui quitta la pelouse sous les applaudissements du public ! Quelques jours plus tard était officialisé son transfert pour le FC Barcelone contre la somme de 6 millions de florins. La fin d'une histoire, le début d'une nouvelle...

Posté par xav73 à 12:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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